On peut décrire une veille bienveillante pendant des pages. Le plus simple
est encore de l'entendre. Voici ce que Clarine dit vraiment, avec sa voix —
celle qui parlera dans le salon de votre mère.
Ce ne sont pas des phrases écrites pour cette page : chacune est relevée
telle quelle dans le journal de la Clarine qui fonctionne depuis juillet.
Le matin
À la première présence installée de la journée, une seule fois.
Si le lever arrive à quatre heures du matin, elle se tait : on n'accueille
pas gaiement une insomnie.
Bonjour ! Nous sommes vendredi 12 septembre. Il est 7 heures 50.
Aujourd'hui : grand ciel bleu, jusqu'à 24 degrés. Le jour se lève à
7 heures 26 et se couchera à 20 heures 36. Je vous souhaite une belle
journée.
Quand quelque chose l'intrigue
De la présence dans le séjour, mais plus un seul geste depuis
des heures. Elle ne déclenche rien : elle demande. Et la très grande
majorité du temps, tout s'arrête là.
Je me disais… tout va bien ? Un petit mot ou un geste me suffit.
Je vous vois bouger — mais un petit mot me rassurerait vraiment.
Très bien. Je vous laisse — je reste là si vous avez besoin.
Quand personne ne répond
Elle a demandé, elle a insisté plus fort, et rien n'est venu.
Alors le téléphone de la famille sonne — et c'est cette voix-là qu'on
entend en décrochant.
Je me permets d'insister : tout va bien ?
Bonjour, c'est Clarine. À la maison, il y a de la présence au
séjour mais plus aucun geste depuis 16 heures 45 — et ma question à voix
haute est restée sans réponse. Un appel serait rassurant. Tapez 1 pour me
dire que vous vous en occupez.
Elle raconte la situation. Elle ne
dit jamais qu'il s'agit d'une urgence : elle n'en sait rien, et vous êtes
mieux placé qu'elle pour en juger.
Julie a répondu. On s'occupe de vous. Je reste avec vous.
Si on l'appelle à l'aide
Dit à voix haute, même doucement. Elle n'attend pas de cri, et
elle n'appelle jamais les secours à la place de la famille.
Je vous entends. Je préviens la famille tout de suite — je reste
avec vous.
Les petites attentions
Ce n'est pas de la sécurité, et c'est pourtant ce qui fait
qu'on la garde.
Un instant, il me semble que vous avez oublié votre téléphone.
C'est noté, j'ajoute le beurre à la liste de courses.
La liste apparaît sur le téléphone de
sa fille, qui n'a plus qu'à cocher au supermarché.
La compagnie
Un message enregistré par un petit-fils, une partie de
proverbes un après-midi de pluie. Et si on n'a pas envie, on dit non :
rien n'est jamais dû.
J'ai un message de la famille pour vous. Je vous le passe.
Oh oui, avec plaisir ! Je dis le début d'un proverbe, et vous me
dites la fin. Tel père…
Le jour de l'installation
Personne n'a d'écran à apprendre ni de compte à créer :
c'est Clarine qui guide la pose de chaque clochette, à voix haute, et qui
vérifie elle-même que chacune fonctionne.
Ouvrez la porte du réfrigérateur, s'il vous plaît… Parfait, je la
vois ! Nous pouvons continuer.
Une précision, parce qu'elle compte
Clarine n'écoute pas la maison. Son micro ne s'ouvre que lorsqu'on
l'appelle par son nom, ou lorsqu'elle vient de poser une question.
Le reste du temps, elle ne transmet que des événements — une porte qui
s'ouvre, un mouvement, une prise qui consomme — jamais une image, jamais
un son.
Et personne, jamais, ne peut ouvrir ce micro à
distance : ni la famille, ni nous, ni pendant une alerte.
Clarine veille, vous vivez
199 € à l'installation, puis 59 € par mois — 29,50 € après crédit d'impôt,
tout compris. Le matériel reste à nous : vous ne payez jamais l'enceinte ni
les clochettes.